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Les sabres japonais.

 
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Esus
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MessagePosté le: Dim 29 Sep - 21:07 (2013)    Sujet du message: Les sabres japonais. Répondre en citant

Un nouveau sujet, qui, j'espère vous intéressera. Nous allons partir ensemble à la découverte du monde fabuleux des sabres japonais. Vous allez voir que traiter d'un tel sujet reste complexe. 


Un peu d'histoire.



Et oui, il faut toujours commencer par de l'histoire. Rassurez-vous, mon objectif ici n'est pas de vous embêter avec mon gagne pain ni même de vous convertir au culte des origines qui touche les historiens. Juste une présentation courte et simple de l'histoire du sabre japonais. 


Les premières armes proches du sabre ou de l’épée sont apparues sur l’archipel avec les premières techniques de forge en provenance de chine entre 300 av J.-C. et 250 ap. J.-C. On trouve aussi parfois la date de 400 J.-C. pour la découverte des premières techniques. 


Les lames alors forgées étaient de piètre qualité. Les forgerons ne maîtrisaient pas la trempe, le pliage et la sélection du minerai. Les épées étaient souvent droites, d’estoc et à double tranchant (outre la technique qui fait que, il y a aussi une forte influence de la Chine, alors connue pour ses épées droites et à double tranchant). 


A partir de l’ère Heian (794 -1185) jusqu’à l’ère de Muromachi (1336 et 1573) c’est la naissance du sabre japonais. Les lames fabriquées durant cette période portent le nom de koto. C’est durant cette période que, poussé par les guerres, le sabre va  se courber, des écoles de forge vont s’organiser. A partir de 1185 jusqu’en 1392 les lames vont avoir tendance à s’allonger (jusqu’à 150 cm) et à perdre le côté esthétique qu’elles pouvaient avoir lors de la période antérieure. Entre 1336 et 1573 (ère Muromachi)  la taille des sabres reprend ses dimensions traditionnelles (environ 70 cm). Durant cette période les sabres produits en masse sont souvent de moins bonne facture (ce qui permet de se procurer un sabre japonais pour pas trop cher auprès d'antiquaires spécialisés). 


Durant l’ère Azuchi Momoyama (1573 à 1603) les lames continuent d’être produites en grande quantité. L’intensification des échanges commerciaux et la mise en place de routes commerciales permettent de satisfaire la forte demande de sabre. En revanche, en dépit de la diffusion des savoirs des techniques de forge (donc une diffusion des techniques jusque ici maîtrisées par certaines écoles) et un meilleur approvisionnement en minerai de fer, la qualité des lames n’est pas satisfaisante. Le fer utilisé n’est pas de bonne qualité et la forge moins soignée.


L’esthétique des sabres arriva en même temps que la paix au début de l’ère Edo. Les sabres fabriqués entre 1573 et environ 1800 sont nommés shintô  (nouveaux sabres). A partir de 1800 jusqu’à la seconde guerre mondiale, l’ensemble des sabres créés portent le nom de shin-shintô. L’interdiction du port du sabre au début  de l’ère Meiji, la paix, l’avènement d’une classe bourgeoise sont autant d’éléments qui vont faire du sabre un objet d’ornement plus qu’une arme de guerre. L’accent est donc mis sur le raffinement de celui-ci.


Pendant la seconde guerre mondiale, un grand nombre de sabres sont fabriqués. Il ne respecte guère les traditions de forge et sont produits industriellement. Ces sabres sont désignés par le terme de showatô.


Voilà pour l'histoire.



Les différentes catégories de sabres japonais. 


Le Katana. 





Le katana: sa lame est de 60 centimètres, son manche de 20 à 40 centimètres (40 centimètres pour les katana forgés en temps de paix pour un rôle plus décoratif) et son poids de 1 kg permettaient aux samouraïs de dégainer rapidement leurs sabres, mais aussi de mener des combats rapides. Le katana est munis d’une lame courbe large sur toute sa longueur et à un seul tranchant, cette courbure permettait aux samouraïs de porter des coups fatals sans les gêner dans leurs mouvements. Le katana était porté « tranchant vers le bas ». De plus, grâce à une méthode de forge spéciale, les forgerons ont pu réussir à rendre la lame de katana plus solide que l’acier (et ce même encore de nos jours). Ainsi, les lames des katana sont devenues de plus en plus tranchantes et quasiment incassable.



Le Tachi. 





Le sabre tachi est antérieur au katana . Il est le premier sabre japonais forgé, cependant, son évolution est bloquée par l’importance que va prendre le katana . En effet, le tachi est un sabre plus long que le katana et donc plus difficile à manier sur un champs de bataille. La lame du tachi est plus fine que le katana ce qui ne permettait pas aux cavaliers d’infliger des coups fatals mais leurs permettait de la manier avec plus d’aisance tout en tenant les rênes du cheval avec la main gauche. Une technique de combat à deux mains fut ensuite pratiquée par les samouraïs à pieds pour infliger plus de dommage lors des combats. Le tachi était porté « tranchant vers le haut », contrairement au katana, car la longueur de la lame aurait empêché le samouraï de le dégainer en un seul geste sans l’abîmer. Après l’avenant du katana , le tachi va survivre dans un rôle d’apparat et de cérémonie. Il devient alors plus une oeuvre d’art qu’un vrai sabre.



Le Nodachi.





Le nodachi ou « sabre de champ » fut introduit à l’époque Nanbokucho (1336-1392). Il était uniquement utilisé par les samouraïs à pied, et pour cause, il était plus haut que le samouraï. Ce sabre ne pouvait pas être tiré de son fourreau par une seule personne. Un serviteur devait tirer l’arme de son fourreau pour ensuite la donner à son maître. En combat singulier, cette arme permettait d’infliger des coups fatals à presque chaque coup. Elle était également utilisée pour stopper les charges de cavalerie, pour cela, il suffisait d’effectuer un balayage à la hauteur des pattes des chevaux.



Le Wakisashi





Associé au katana , le wakisashi forme le daisho . Cette combinaison de sabre a, de tout temps, été une distinction réservée aux seuls samouraïs. Son anatomie et sa constitution sont identiques au katana , seul la taille varie. Une lame de wakisashi mesure 40 centimètres. Le wakisashi était utilisé par le samouraï lors des combats dans des espaces réduits. Conventionnellement, ce sabre se porte sur le côté gauche, comme le katana mais « tranchant vers le bas » ce qui permettait au samouraï un dégainage rapide. À l’origine, le wakisashi était associé au tachi et servait à décapiter son adversaire une fois vaincu et à terre. Enfin le dernier usage du wakisashi est de décapiter le samouraï après que celui-ci se soit ouvert le ventre avec le poignard kusungobu lors du suicide cérémonial : le « seppuku » plus connu sous le nom de « hara-kiri » (rien à voir avec des chevaux en train de rigoler). 


Le Ninjato.





Le ninjato est le sabre utilisé par les ninjas. Après avoir utilisés le katana durant un certain temps les ninjas adoptèrent ce sabre. Celui-ci, droit, long de 50 centimètres, était porté sur le dos manche vers le haut pour pouvoir dégainer et abattre la lame sur l’ennemi du même geste.



Le Gunto.





Le gunto est le nom donné aux sabres forgés à partir du XXe siècle. Il est uniquement utilisé par les militaires car une loi de 1876 interdit le port du sabre à toute personne extérieure à l’armée. C’est ainsi que les samouraïs vont se reconvertir dans l’armée. Pendant les guerres qui vont jalonner le XXe siècle, les militaires porteront un gunto à la ceinture avec lequel ils seront censés engager l’ennemi même si celui-ci est supérieur en nombre. Les pilotes kamikazes eux aussi embarquaient avec cette arme avant de décoller pour leur dernière mission.



Le Tanto. 





Selon la classification en usage dans le Japon médiéval, le mot tanto désigne de façon générique les armes dont la lame n’atteint au maximum une longueur de 1 shaku (1shaku=30 centimètres). Cependant, aujourd’hui, le tanto se caractérise plus, par une forme spécifique de lame, que par sa dimension. Ce poignard était surtout utilitaire, le samouraï en changeait souvent. Le tanto était porté à la ceinture du côté droit ce qui permettait aux samouraïs de le dégainer très rapidement. Parfois, un samouraï en portait même plusieurs, disséminés dans ses vêtements (notamment dans la veste du kimono).



Le Kozuka.





Le kozuka est un petit couteau à manche plat. Il est la véritable réplique d’un katana en miniature. Il ne sert évidemment pas au combat vu sa faible taille mais fait partie de l’équipement indispensable du samouraï. Il l’utilise tout le temps pour par exemple, tailler un cure-dents ou des baguettes. L’usage le plus solennel étant de tailler la plume utilisé par le samouraï pour écrire son dernier poème avant de se faire « hara-kiri ».



je vous épargne les sabres d'entraînement. 


Les différentes parties du sabre. 





La poignée.


La poignée (tsuka) est constituée en bois de magnolia recouverte d’une peau de requin ou de raie (same).


Elle est souvent agrémentée de « menuki » (petits ornements de métal aidant aussi à la prise) entrelacés dans des cordelettes de soie ou de coton (tsuka ito/tsuka maki). Le pommeau (kashira), en métal, est souvent rehaussé de décoration.


Le « menuki » est à ne pas confondre avec le « mekugi », une petite pièce de bambou qui traverse de part en part la tsuka et la soie de la lame (nakago) afin de les maintenir l’une à l’autre. Une boucle de cuivre (fuchi) maintient le tout. La soie d’un sabre est la partie pénétrant à l’intérieur de la poignée. L’orifice par lequel passe le « mekugi » se nomme « mekugiana ».


Certaines poignées sont perforées de 2 trous (ude-nûki-ana) permettant de faire passer une lanière (ude-nuki) sécurisant la prise en main du sabre.


La poignée est séparée de la lame par la garde (tsuba). Le « seppa » situé entre la garde et la lame solidarise la lame et la garde et sert aussi à guider la lame lors de son introduction dans la poignée.


Non loin de la garde se trouve un autre élément nommé « habaki ». Cette pièce est une sorte de sécurité évitant que, lorsque le sabre se trouve dans son fourreau (saya), celui-ci ne tombe.


La Lame.


Le tranchant de la lame se nomme « hassaki ». La partie plus épaisse de la lame est désignée sous le terme de « yokote ».


Le dos de la lame comporte 2 parties : la soie (hitoe) et la lame proprement dite (mune). Une petite encoche (mune machi)  située sur le dos de la lame permet de différencier la soie et la lame. La soie de la lame peut-être éventuellement signée (mei) par son facteur.


A angle droit ou arrondies, les arêtes de la lame portent le nom de « shinogiji ». Elles se rejoignent au niveau de la pointe (kissaki) dont l’extrémité est nommée « mitsukado ». Le triangle que forme la pointe et dont le « mitsukado » est le sommet se nomme « mono-uchi ».


Au niveau des flancs la partie trempée (bôshi) forme une ligne nommée ligne de trempe (hamon), la gorge (bohi) est présente pour alléger la lame.


Le fourreau.


Le fourreau (saya) est fabriqué en bois de magnolia. Il est souvent recouvert de laque et richement orné. L’extrémité du fourreau est protégée d’un capuchon de métal (kojiri). De multiples anneaux se trouvent fixés sur le fourreau. L’un de ces anneaux sert à renforcer l’entrée du fourreau (Kuchi-gane),  un second empêche le fourreau, glissé dans la ceinture, de tomber au sol (origane), un autre enfin (kuri-gata) permet de faire passer un cordon (sageo) servant à sécuriser l’ensemble.

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MessagePosté le: Dim 29 Sep - 21:07 (2013)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 29 Sep - 22:01 (2013)    Sujet du message: Les sabres japonais. Répondre en citant

Excellent sujet.

Grâce à toi j'ai appris plein en vue de mon futur métier.

Merci !!!!!!!!!! Mr. Green
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MessagePosté le: Mar 22 Oct - 12:09 (2013)    Sujet du message: Les sabres japonais. Répondre en citant

Mon préférer c'est Nodachi !!! Mr. Green
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