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Les religions du Livre au Japon.

 
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MessagePosté le: Dim 29 Sep - 21:16 (2013)    Sujet du message: Les religions du Livre au Japon. Répondre en citant

Nous savons tous qu’au Japon que l’on trouve deux religions principales : le shinto et le bouddhisme. Mais l’on trouve aussi des religions du Livre.  


Religions du Livre est une expression courante pour désigner les religions inspirées par le monothéisme de l'Ancien Testament, soit le judaïsme, le christianisme et l'Islam.


Généralité.



Le Christianisme:


- Le Catholicisme: tout débuta au japon en 1549, lors de l'arrivée de François-Xavier,  premier missionnaire jésuite.  La foi catholique se  développa rapidement soutenue par la population marchande de l'île et encouragée par la conversion de seigneurs locaux aussi bien à Nagasaki qu'à Kyôto. Cette progression fut stoppée par Toyotomi Hideyoshi qui vit en l'influence espagnole et portugaise une présence hostile voir dangereuse. Ce fût cependant Tokugawa Ieyasu qui suite à la bataille de Sekigahara en 1600 interdit le catholicisme (édit de 1613). En 1638 suite aux exactions qu'ils subirent, les chrétiens se rebellèrent, ce fut la révolte de Shimabara où 35 000 chrétiens furent tués. 1639, le japon fut fermé aux étrangers (sauf exception). 


Tokugawa Ieyasu





- Les protestants: historiquement implantés au Japon par les hollandais. Population beaucoup plus marchande que prosélyte qui fut tolérée pendant toute la période d'isolationnisme. Le protestantisme connu un regain d'activité avec l'arrivé au 19ème siècle de missionnaires américains.


- Les orthodoxes : fort peu nombreux. Il existe à Tôkyô une cathédrale orthodoxe, la cathédrale Nikolai.


Bien que ne souffrant plus de persécution, le christianisme vers la fin du 19ème ne se développa que fort peu. L'état Japonais préférant encourager le Shintô comme religion d'état, l'esprit nationaliste de l'époque étant fort peu favorable à l'implantation de croyances étrangères. En 1930 l'ensemble des religions chrétiennes furent rassemblées au sein de "l'association japonaise des chrétiens catholiques"


Les chrétiens toute confessions confondues au japon représentent environ 1% de la population.


L'Islam: il n'est pas vraiment représenté dans l'archipel mais tend  depuis quelques années à se développer surtout par la voie de l'immigration. Il existe une mosquée à Tôkyô pour environ 45 000 fidèles que compte l'archipel.


L’histoire du christianisme japonais.



L’histoire du catholicisme au Japon débute en 1549 avec les activités missionnaires catholiques au Japon des Jésuites soutenus par le Portugal et des Ordres mendiants soutenus par les Espagnols lors de l'époque du commerce Nanban. Le christianisme est interdit en 1614, avant d'être de nouveau autorisé de facto avec la fin du Sakoku et l'ouverture forcée du Japon en 1854.


L'époque du commerce Nanban (époque du commerce avec les Barbares du Sud) est une période de l'histoire du Japon qui s'étend de l'arrivée des premiers Européens au Japon en 1543 jusqu'à leur exclusion quasi-totale de l'archipel en 1650 avec la promulgation des lois isolationnistes du Sakoku.


Sakoku (fermeture du pays) est le nom donné à la politique isolationniste japonaise, instaurée lors de la période Edo (précisément entre 1641 et 1853) par Iemitsu Tokugawa, shogun de la dynastie des Tokugawa. Le terme de « sakoku » ne fut créé qu'au 19e siècle.
 
La politique d'isolement commença par l'expulsion des ecclésiastiques, puis par la limitation des ports ouverts aux étrangers, l'interdiction d'entrer ou sortir du territoire pour tout japonais sous peine de mort, l'expulsion de tous les étrangers et la destruction des navires capables de naviguer en haute mer.
 
Le Commodore Matthew Perry (de nationalité américaine) mit un terme à cette politique en 1853.





Une concurrence entre l’Espagne et le Portugal.


Les activités missionnaires des ordres catholiques ont été initialement soutenues par les royaumes de la péninsule ibérique : l’Espagne et le Portugal. À cette époque, la religion faisait partie intégrante de l’État, et celui-ci profitait des différents avantages stratégiques qu’offrait l’évangélisation en plus du pur aspect spirituel. Lorsque ces pouvoirs essayèrent d’étendre leurs territoires d’influence, les missionnaires ne tardèrent pas à les suivre. Par le traité de Tordesillas, ils partagèrent le monde en zones exclusives d’influence, de commerce et de colonisation, puis se les répartirent. 


Le traité de Tordesillas est un traité international établi le 7 juin 1494 pour établir le partage du Nouveau Monde, entre les deux puissances coloniales émergentes, l'Espagne et le Portugal.
 
Le Portugal et l’Espagne se sont disputés l’attribution du Japon. Comme personne n’avait pu jusqu’alors le coloniser, le droit exclusif de répandre la foi au Japon ouvrait également le droit exclusif de commercer avec ce territoire. Les Jésuites portugais prirent une avance sur les Espagnols dans l’évangélisation du Japon. Le fait accompli fut approuvé par le pape Grégoire XIII en 1575, qui décida que le Japon appartenait au diocèse Portugais de Macao. 


Diffuser le christianisme au Japon.


Les Jésuites pensaient que la manière la plus efficace pour répandre le christianisme au Japon serait dans un premier temps de chercher à influencer les hommes de pouvoir pour ensuite diffuser la religion au reste de la population. Tout du moins, ils avaient besoin d’obtenir l’accord des autorités locales pour diffuser le christianisme sur leurs terres. Il est confirmé que lorsque les seigneurs féodaux se convertirent au christianisme, le nombre de croyants sur leurs domaines augmenta fortement.


Conversion forcée ou non, il y a toujours débat. Une chose est certaine, face aux persécutions, nombreux furent les convertis à abandonner cette nouvelle religion.




Je vais maintenant parler un peu de la rébellion de Shimabara. Car cette révolte est un événement majeur de l'histoire du Japon, et aussi de l'histoire du catholicisme japonais. 


La rébellion de Shimabara est une importante révolte de paysans japonais au cours du Shogunat Tokugawa en 1637–1638 qui eut lieu dans la presqu’île de Shimabara et les îles Amakusa, situées dans Kyūshū, à soixante-dix kilomètres de Nagasaki.


Kyūshū est la troisième plus grande et la plus méridionale des quatre îles principales du Japon. Elle est considérée comme le lieu de naissance de la civilisation japonaise.
 
Les causes du soulèvement ne sont pas exclusivement religieuses, mais les paysans insurgés et leur chef Amakusa Shiro, étaient généralement chrétiens et désiraient pouvoir pratiquer leur culte librement. 


Aux origines de la révoltes.



Les missions jésuites implantées depuis plus d'un siècle rencontraient de grands succès dans ces régions pauvres, à tel point que deux daimyos locaux, Arima Harunobu et Konishi Yukinaga, furent convertis.
 
Le 27 janvier 1614, le shogunat Tokugawa promulgua le décret, rédigé par le moine Suden, visant le départ des missionnaires, dans un premier temps vers Nagasaki, puis de là, vers Macao. Durant les 20 années qui suivirent, les persécutions antichrétiennes furent violentes, surtout dans cette région, foyer du christianisme japonais.
 
Par ailleurs, les daimyos de Kyushu, ne s'étaient pas soumis aux Tokugawa immédiatement après leur victoire après la bataille de Sekigahara en 1600. Ils avaient donc toujours été traités de façon plus dure que les autres vassaux. Konishi avait été exécuté après la victoire de Sekigahara et Arima avait été décapité en 1612. Ainsi les Tokugawa en profitèrent pour se débarrasser de ses seigneurs hostiles pour placer à la tête de leur domaine des hommes de confiance. 


L'ancien fief de Konishi, était devenu possession de Terasawa Hirotaka, seigneur de Karatsu. Les persécutions s'amplifièrent lorsque fut décrétée l'expulsion des prêtres. Lors de sa mort, son fils Katataka lui succéda et continua la répression.
 
Matsukura Shigemasa, un proche des Tokugawa, nommé daimyo du domaine de Shimabara en 1616, imposa de nouvelles taxes sur le bétail, le foyer, les naissances ... (+ les dépenses pour la construction du château de Shimabara). Son successeur (son fils) suivra la même politique que lui. 


Depuis 1634, les récoltes devinrent maigres et les paysans ne furent rapidement plus en mesure de payer l'impôt du riz. La situation fut bientôt dramatique et culmina lors des grandes famines de 1636 et 1637.


Le soulèvement des paysans.



La persécution religieuse se doubla alors de harcèlements vis-à-vis des paysans qui ne pouvaient payer leurs dus. La révolte contre la tyrannie de Matsukura grondait depuis quelques mois et ce furent de nouvelles atrocités qui la déclenchèrent le 17 décembre 1637. Quelques chefs de villages accompagnés d'une poignée de ronins décidèrent alors d'agir.


Dans le Japon médiéval, les ronin étaient des samouraïs sans maître.


Amakusa Shiro, fut institué chef spirituel des rebelles. Il était le fils d'un samouraï chrétien au service de Konishi.


Statue de Shirō Amakusa au château de Hara.





Le ralliement populaire, la réaction lente des autorités féodales et l'éloignement d'Edo, permirent au mouvement d'obtenir rapidement des premiers résultats, de s'organiser et de s'étendre. Les insurgés se regroupèrent dans la forteresse désaffectée de Hara. Les sources japonaises mentionnent qu'environ 35000 à 37 000 personnes, dont quelques anciens chefs dissidents et plusieurs dizaines d'anciens samouraïs, y auraient trouvé refuge. 


Une première offensive menée par l'envoyé du shogunat, Itakura Shigemasa, fut repoussée le 3 février 1638. Une seconde, le 14 février de la même année, se termina en désastre et coûta la vie de plusieurs milliers de soldats ainsi qu'à leur chef.
 
Le gouvernement d'Edo ordonna alors aux han de Kyūshū de se joindre aux forces de Matsudaira Nobutsuna. Ce dernier sollicita également le concours des Hollandais (Nicolaes Couckebacker, responsable du comptoir hollandais de Hirado), qui firent tirer leurs canons depuis le vaisseau De Rijp, quelques jours durant en direction de la forteresse. Matsudaira essaya vainement de trouver des solutions de compromis avec Amakusa Shiro. Elles furent systématiquement repoussées. Le 12 avril 1638, l'assaut fut donné et le massacre dura trois jours, durant lesquels les insurgés furent exterminés et décapités. La tête de Amakusa Shiro, décapité pendant la bataille par Jinno Sazaemon du clan Hosokawa, fut envoyée à Edo, et le château de Hara fut rasé.


Comme toujours dans l’histoire, une cause seule ne suffit pas à expliquer un fait. Il y a toujours une accumulation de causes. Avec, au sein de ses causes, des causes majeures et des causes mineures. Mais une cause seule ne suffit pas à expliquer tel ou tel phénomène, son origine, les faits et les conséquences. 


Après la révolte.



La plupart des dissidents de l'ouest du Kyūshū, hostiles au régime Tokugawa, avaient été éliminés lors de la prise du château de Hara, et avec eux nombre de samouraïs chrétiens. Cette terrible répression servit d'exemple et donna un coup d'arrêt aux manifestations d'opposition et aux soulèvements pendant la période Tokugawa. 


Elle marque aussi la fin de la pratique ouverte du christianisme au Japon. Malgré tout, de nombreux chrétiens réussirent à perpétuer la religion catholique en se cachant.
 
Tokugawa Iemitsu en profita pour instituer, dès 1639, un contrôle encore plus fort sur les relations avec l'étranger, notamment avec le Portugal. Le 3 août 1640, un navire portugais, fraîchement arrivé de Macau, fut incendié en rade de Nagasaki, les 57 envoyés d'une ambassade portugaise qu'il transportait furent décapités. Seul l'équipage fut autorisé à appareiller pour rendre compte de ce qui s'était passé. Ces mesures furent toutefois plus souples, dans un premier temps du moins, pour les Hollandais, qui avaient démontré leur allégeance en aidant les troupes gouvernementales lors de la révolte de Shimabara.
 
Le Japon inaugure alors une période d'isolement total qui dura plus de deux siècles, cette période prendra fin avec l’action du Commodore Matthew Perry en 1853.






Interdiction du christianisme.



[justify]On a vu que le shogunat Tokugawa interdit le christianisme en 1614. Cette date marque la fin du christianisme officiel au Japon. Cependant, comme on a vu avec la rébellion de Shimabara, le christianisme perdure dans certaines parties du Japon, et cela malgré l’interdiction.


Le shogunat Tokugawa craignait une invasion des pouvoirs ibériques au Japon, comme ceux-ci l’avaient fait au Nouveau Monde ou aux Philippines. Avec l’interdiction du christianisme au Japon, les jésuites réalisent la supériorité du pouvoir politique sur la religion. 


Le gouvernement japonais utilisait une image représentant la Vierge Marie et le Christ (e-fumi), et qui devait être piétinée devant des représentants de l’autorité. Toutes les personnes qui refusaient de piétiner l’e-fumi étaient considérées comme chrétiennes. Quand on connaît la fierté qui en générale habite les chrétiens, voilà une façon simple et efficace de les identifier, on imagine mal les chrétiens accepter piétiner la représentation. 


La politique du gouvernement japonais visait à leur faire renier leur foi. La torture pouvait en être un moyen. Le refus de renier sa foi pouvait entraîner des exécutions. Ainsi, sur le mont Unzen à Nagasaki, beaucoup sont jetés dans le cratère du volcan.
 
La révolte de Shimabara, menée par un jeune chrétien nommé Shiro Amakusa se déroula en 1637. La rébellion se révolta contre la crise économique qui sévissait et l’oppression du gouvernement, mais plus tard cette révolte prit un aspect plus religieux. 


Mais malgré l’interdiction et le massacre des révoltés de Shimabara, des japonais chrétiens continuent à pratiquer leur culte en secret. On les nomme Kakure Kirishitan qui signifie tout simplement : chrétiens cachés. On imagine la difficulté face aux répressions et aux contrôles divers, pratiquer un culte en secret n’est jamais chose aisée. 


À la même époque environs, l’Europe est ravagée par la guerre de Trente Ans qui oppose catholiques et protestants. Les catholiques réduisent considérablement les fonds alloués aux Missions catholiques. Il en va de même pour celles agissaient au Japon. Moins d’argent et une opposition farouche du pouvoir japonais peuvent expliquer l’échec des Missions jésuites au Japon. 


Un renouveau du catholicisme avec l’ouverture du Japon en 1853.



La fin de la politique isolationniste japonaise en 1853 forcée par le commandeur Matthew Perry provoque l'arrivée de prêtres catholiques, mais aussi protestants et orthodoxes. Ainsi des prêtres des Missions étrangères de Paris s’établissent à Nagasaki. Là, y sera construite l'église d'Oura en 1864, connue aujourd’hui comme l’église des martyrs du Japon.


On appelle « Martyrs du Japon » un groupe de catholiques qui, le 5 février 1597, à Nagasaki fut crucifié, en répression de la foi chrétienne. Ils étaient 26 et formaient un groupe très varié de jeunes et de vieux, de prêtres, religieux et laïcs, franciscains et jésuites, mais la majorité était d’origine japonaise. 


En mars 1865, un an après la consécration de l’église, le prêtre reçoit la visite de fermiers d’Urakami qui après avoir visité l’église se révèlent être des chrétiens fidèles et pratiquant. Leur connaissance de la foi chrétienne étonna le prêtre.



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MessagePosté le: Dim 29 Sep - 21:16 (2013)    Sujet du message: Publicité

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